Publié par : blooogui | mars 20, 2012

Les factures d’électricité, un problème social.

 Mis à jour à 14h54 – Alors que les prix de l’énergie ne cessent de grimper, le phénomène prend un tour social préoccupant. Le médiateur national de l’énergie confirme en effet que la précarité énergétique touche de plus en plus de ménages en France: l’an dernier, le médiateur a fait l’objet de 8044 saisines, soit 14% de plus qu’en 2010. Le nombre de dossiers liés à des difficultés de paiement a grimpé de 80% par rapport à 2010, et représenté plus de 15% des saisines, avec une dette moyenne de 1.900 euros, a calculé l’institution.

« Le phénomène de la précarité énergétique touche de plus en plus de foyers et l’augmentation inéluctable des prix de toutes les énergies en fait un enjeu de société pour les années à venir », a expliqué le délégué général du Médiateur, Bruno Lechevin, lors d’une conférence de presse. En particulier, chez les foyers monoparentaux, retraités aux faibles pensions, titulaires des minima sociaux, salariés licenciés et autres personnes surendettées ».

« 3,8 millions de ménages sont en situation de précarité énergétique « 

(c’est-à-dire qu’elles consacrent plus de 10% de leurs revenus à l’énergie), ce qui pousse parfois à se priver de chauffage ou à calfeutrer leurs habitations, au mépris de leur santé et de leur sécurité.

Le Médiateur défend trois grandes mesures pour mieux lutter contre ce phénomène, jugeant les dispositifs existants (comme les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz, dont l’attribution vient d’être rendue automatique pour les 2 millions de ménages éligibles) insuffisants, même s’ils vont dans le bon sens.

Il prône ainsi l’instauration d’un « chèque énergie », qui viendrait se substituer aux tarifs sociaux, et serait distribué sur des critères élargis par les Caisses d’allocations familiales.

Aujourd’hui, la lutte contre la précarité énergétique est financée essentiellement par les consommateurs et les contribuables, y compris les ménages précaires, plutôt que par les fournisseurs d’énergie: EDF devrait ainsi recevoir en 2012, via la CSPE, environ 80 millions d’euros au titre de la compensation des tarifs sociaux, dont 6,4 millions pour couvrir ses frais de gestion.

Il propose également l’instauration d’une trêve hivernale des coupures (du 1er novembre au 15 mars) pour tous les consommateurs, sur le modèle de la trêve des expulsions locatives.

Le gouvernement a instauré une telle trêve mais seulement pour les bénéficiaires du Fonds de solidarité logement (FSL), soit environ 300.000 foyers, alors que le Médiateur estime qu’il faut l’appliquer à toutes les personnes de bonne foi qui ont du mal à régler leur dû.

Selon le Médiateur, les coupures ont elles aussi fortement augmenté : d’après ses estimations « au moins 500.000 consommateurs ont fait l’objet d’une réduction ou d’une suspension de fourniture d’énergie » en 2011.

La coupure est une menace qui « est utilisée de façon trop systématique par les fournisseurs, alors que l’énergie est un bien de première nécessité », déplore le délégué général. Le Médiateur se plaint à ce propos du silence des opérateurs, qui ne publient pas de chiffres sur ce sujet sensible, et réclame qu’ils les dévoilent.

Enfin, le Médiateur veut ouvrir le tarif social de l’électricité aux clients des opérateurs alternatifs, alors qu’aujourd’hui, seuls EDF et les fournisseurs historiques locaux peuvent le distribuer. Ce qui oblige les clients passés à la concurrence à revenir chez EDF pour en bénéficier.

Publié par : blooogui | février 9, 2012

HACKER QUI BAT

Quand il était petit, Mitch Altman ne s’aimait pas. Trop geek introverti, trop moche, trop queer1. Aujourd’hui, la première chose qui frappe, c’est la sérénité qui se dégage de l’homme. Mitch est désormais une figure respectée du milieu hacker, ces bidouilleurs qui font un usage créatif des technologies. En accord avec lui-même, sûr de sa voie, qu’il trace en voyageant, en partageant infatigablement. Il était cette semaine à Rennes à Jardin numérique, où son improbable coiffure, mélange de Léo Ferré et de Nina Hagen, n’a pas effrayé les enfants qui ont participé à ses ateliers de soudure.

Lire sur owni.fr

Dépression au-dessus du berceau

Avant d’afficher son beau visage confiant, Mitch Altman est passé par une longue période difficile. Chez les hackers, le partage est une notion centrale, alors aujourd’hui encore, Mitch parle de cette douloureuse expérience. Pas par narcissisme morbide . Suite au suicide de son ami Ilya Zhitomirskiy, un des fondateurs du réseau social libre Diaspora, il a lancé un appel. White hat, grey hat, black hat et blue hackers :

J’ai vécu la première partie de ma vie dans une profonde et totale dépression. Pas de joie, juste de la honte, de la haine de moi-même, de l’angoisse, de l’anxiété et de la peur des autres gens – une dépression profonde. Je sais ce que c’est qu’être dépressif. Je sais ce que c’est que de vivre en sachant et en croyant que le mieux que la vie puisse m’offrir, c’est la capacité de subir la douleur jusqu’à ce que je meure.  C’était la meilleure possibilité. Comme Ilya, je l’ai caché au monde du mieux que j’ai pu. Et la plupart des gens n’avaient aucune idée que j’étais dépressif.

“Beaucoup le connaissent comme le gourou de la soudure, mais il est aussi chaleureux et de façon tardive un porte-parole pour les gens qui se battent avec leur mal de vivre. La scène hacker est assez macho”, résume Koen Martens, hacker néerlandais qui a partagé avec Mitch une homosexualité difficile à vivre au début.

La solution à son mal de vivre, Mitch a mis des années à la trouver : vivre une vie qu’il aimait et donc vivre de ce qu’il aime, conformément à l’éthique hacker décrite par Pekka Himanen. Et celle passé par des choix, quitte à se tromper, encore un précepte fort chez les hackers : apprendre de ses erreurs. Son premier grand choix sera… d’éteindre la télévision à dix-neuf ans.

Je me suis rendue compte qu’en fait je ne l’aimais pas ! Et pourtant je la regardais des heures et des heures chaque jour. Alors je l’ai quitté. Subitement la vie est devenue différente. J’ai passé beaucoup d’heures plus déprimé. Mais aussi à la contempler. Ce fut vraiment difficile à gérer à l’époque, tous ces sentiments qui surgissaient, mais c’est ce qui se passe quand on renonce à une addiction.

La télé pourrit la vie, et il aimerait aider ses concitoyens à s’en débarrasser. Ce sera la TV-B-Gone, télécommande universelle avec un seul bouton, pour éteindre la machine infernale, créé en 2004. Des journalistes de Gizmodo l’utiliseront sans limite lors du Consumer electronic show (CES), ode annuelle à l’électronique où les écrans sont légion. La plaisanterie leur vaudra d’en être bannis. Aujourd’hui, cet outil à hacker les médias permet encore à Mitch de vivre. Et ne croyez pas qu’il a remplacé cette addiction pour une autre, l’Internet : il préfère s’en tenir éloigné dans la mesure du possible et se concentrer sur ce qui a fait sa réputation, le hack du hardware, c’est-à-dire des objets physiques.

“Je n’ai pas peur de me regarder en entier”

En pleine thèse d’électronique , nouveau sursaut, l’école l’ennuie. Il part voyager autour du monde et rencontrer des gens dont il se sent proche. Il finira par atterrir en Alaska, où il se réconciliera avec la joie de vivre. Après avoir annoncé à sa chef qu’il démissionne de son gagne-pain dans une usine d’assemblage de matériels de pêche.

Dans son cocktail gagnant, il faut ajouter des amis qui l’acceptent tel qu’il est – de vrais amis quoi-, une poignée d’antidépresseurs et une bonne dose de yoga, un point commun qu’il partage avec son compatriote John Gilmore, co-fondateur de l’Electronic frontier foundation (EFF), première association de défense des libertés numériques, créée en 1990 :

Je médite depuis que j’ai treize ans. Au début, je le faisais pour les mauvaises raisons. Je le faisais pour essayer et me “réparer” et bien sûr cela a fini par faire des noeuds dans mon pauvre esprit de treize ans. Maintenant, j’accepte tous les aspects de ma personne, même celles qui craignent. Je n’ai pas peur de me regarder en entier.

Réalité virtuelle dans la Silicon Valley

Après le grand froid, il repart aux États-Unis et s’installe à San Francisco, où il vit encore aujourd’hui. Hasard des connexions, il rencontre quelqu’un qui travaille dans ce qu’il appelle la “Silly valley”2 et fonde avec lui une start-up dans la réalité virtuelle, pionnier sans le savoir dans ce domaine en pleine expansion aujourd’hui. L’expérience est aussi fatigante qu’heureuse, à travailler avec des gens qu’ils aiment, dans une ambiance pleine de créativité, encore une notion clé de notre hacker.

Il finira par démissionner pour des questions éthiques : les militaires commencent à s’intéresser à la réalité virtuelle pour concevoir des simulateurs. Il apprend alors les joies lucratives du conseil, qui lui permet de travailler un peu et de faire ce qui lui plait le reste du temps. Mais ce mode de vie finit par lui laisser un sentiment d’insatisfaction.

Pas plus satisfaisante sera son aventure dans la société qu’il co-fonde en 1997, 3ware, toujours dans l’électronique. “Le pire boulot de ma vie”. Quand la boîte est revendue, pour 150 millions de dollars, il empoche 60 000 dollars et achète de quoi fabriquer 20 000 TV-B-Gone.

Je voulais plus qu’une vie OK, je voulais une vie que j’aime à fond (I wanted a life I totally fucking love), même si cela signifiait ne pas gagner d’argent du tout, afin d’avoir le temps découvrir les choses que j’aime vraiment. C’est ce qui finalement m’a conduit à fabriquer, produire et vendre TV-B-Gone. Ce qui a été le début d’une nouvelle étape de ma vie.”

Il crée donc une nouvelle société, Cornfield Electronics, qui sera la bonne.
L’intégrité qui l’a poussé à démissionner ne l’a pas quittée, alors que certains mettent de l’eau dans leur vin, pour des raisons variées, où la gloire et/ou l’argent ont leur part : Mudge, star du hackerspace L0pht rejoignant Darpa, l’agence de recherche et développement du département américain de la Défense, pour prévenir des WikiLeaks bis, grandes entreprises faisant leur marché lors de DefCon, un des grands raouts annuels de hackers.

Si les gens font d’abord cela pour de l’argent, ce n’est pas un choix très sage de leur part. Je ne m’autoriserais pas à dire à qui que ce soit ce qu’il doit faire ou pas. Mais j’aime encourager les gens à réfléchir à leurs motivations et à ce qu’ils aimeraient faire et le faire vraiment.

Récemment, il a écrit à Make magazine, le magazine de la communauté des makers (bricoleurs), avec qui il collabore de longue date :

je leur ai dit que je ne pourrais pas continuer de collaborer avec eux à Maker Faire3car ils ont accepté une bourse de la Darpa. C’est une organisation fantastique qui a fait des choses géniales pour moi et plein d’autres gens, et continuera de le faire, mais je trouve extrêmement fâcheux qu’ils acceptent de l’argent de la Darpa. Ils n’ont pas besoin de cet argent. Ils en ont assez de la part de gens qui ont des motivations très fortes pour les aider.

Soudure avec les enfants

Sa société lui laisse donc le temps de voyager beaucoup, au point qu’il a conçu un passeport hacker, qu’il a tamponné abondamment. À Rennes, aux côtés de John Lejeune de Hackable devices, les pionniers français de l’open hardware, il a transmis son savoir. “Hey Mitch can you help me la patte ?” (à lire avec un accent à trancher au couteau), interroge Emmanuel, un jeune homme membre de l’association d’éducation populaire scientifique Les petits débrouillards. “Le patte say la plus long positive… “ (accent tout aussi épais). Mais ce n’était pas un problème de polarité mais de patte mal logée dans le circuit. Mitch lui refile son astuce : il ne suffit pas de chauffer la patte en la poussant, il faut aussi rajouter du fil d’étain pour que la chaleur soit conduite plus vite.

Quand il n’est pas en déplacement, soit une petite moitié de l’année, il partage aussi son savoir-faire en électronique à Noisebridge, le hackerspace de San Francisco qu’il a co-fondé en 2008 avec Jacob Appelbaum, figure du logiciel libre et un des artisans du projet TOR, qui vise à naviguer de façon sécurisée et confidentielle sur Internet.

L’utopie au pouvoir

Mitch est super cool, Mitch n’a pas d’ennemis, Mitch vit de ce qu’il aime mais Mitch peut aussi passer pour un geek utopique petit blanc. Il pense sincèrement que tout le monde peut atteindre cet équilibre, en injectant une dose de décroissance qui n’aurait pas déplu à Aristote et ses besoins non utiles et non nécessaires. Sans tomber dans le discours Bisounours :

Malheureusement, tout le monde n’a pas tant d’opportunités disponibles, c’est même plutôt le contraire, avec les guerres, les dictatures, les gens pauvres, l’absence de structures… Afin d’avoir une vie que vous aimez, il faut adopter un mode de vie basique, avec les besoins nécessaires de tout animal sur Terre (abri, nourriture). Tout le monde n’a pas ces choses basiques. Par nature, nous sommes des animaux sociaux. Nous avons besoin les uns des autres non seulement pour survivre mais pour nous développer. Pour aimer quelque chose, nous avons besoin d’amis, nous avons besoin des gens que nous aimons.

Et bien sûr, les hackers ont un rôle à jouer, éminemment politique au sens noble. Fidèle à la doocracy des hackers, faire plutôt que dire, il s’est ainsi rendu en Egypte cet automne à l’occasion de Maker Faire Africa, lançant un appel au développement des hackerspaces en Afrique. La valise pleine de fers à souder bien sûr, qui ont chauffé sec. Et rebelote en avril, direction la Chine. Il n’est pas inquiet que l’État soit derrière certaines initiatives : “j’espère que le gouvernement chinois se hackera lui-même.”

Publié par : blooogui | février 9, 2012

Claude Lanzmann arrêté pour un baiser volé

Claude Lanzmann, le réalisateur français de Shoah, a été interrogé par la police mardi à l’aéroport de Tel-Aviv, à la suite d’une plainte d’une employée de sécurité. Selon des informations publiées mardi soir sur le site du quotidien israélien Haaretz, M. Lanzmann aurait embrassé sans son consentement une employée de la sécurité de l’aéroport Ben Gourion, alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol pour Paris.

La police israélienne s’est refusée à tout commentaire. «Une abrutie de la sécurité a fouillé trois fois nos bagages et après l’enregistrement, tandis qu’elle nous surveillait encore, j’ai passé un doigt sous son menton, disant ironiquement à mes assistants: « Look how charming she is » (« Regardez comme elle est charmante »)», a raconté Claude Lanzmann, démentant tout autre geste.

«Elle a été se plaindre à sa supérieure qui a foncé sur moi, m’a arraché mon passeport et a appelé la police», a-t-il ajouté. Après l’interrogatoire, «on m’a ramené à l’avion qui m’avait attendu pendant plus d’une heure trente».

«Rien ne s’est passé, sauf que les filles de la sécurité à Ben Gourion sont des grandes malades et qu’à en juger par leur comportement, Israël est un mélange de Kaboul, de Téhéran et des spécialistes des « gender studies » aux Etats-Unis», a-t-il ironisé.

Claude Lanzmann est l’auteur de Shoah, documentaire de référence sur l’extermination des Juifs d’Europe dans les camps nazis. Il se rend souvent en Israël, pays sur lequel il a réalisé plusieurs films.

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Publié par : blooogui | février 9, 2012

Chouchou est née le 1er janvier

Antoine et Marie sont heureux de vous annoncer la naissance de Chouchou le 1er janvier sur le lac de Titicaca !

Publié par : blooogui | février 9, 2012

Grèce: un accord pour l’austérité

Les négociations sur la dette grecque avancent. Les trois partis de la coalition gouvernementale en Grèce se sont mis d’accord, jeudi 9 février, sur un ensemble de mesures d’austérité à mettre en œuvre en échange d’un deuxième plan d’aide international à Athènes. Une décision qui intervient avant la réunion des ministres des finances de la zone euro, jeudi à 18 heures.

« Je pars pour Bruxelles avec l’espoir que l’Eurogroupe va prendre une décision positive concernant le nouveau plan d’aide », avait déclaré le ministre des finances grec, Evangélos Venizélos, avant de quitter Athènes, à l’issue d’une réunion marathon sur les mesures de rigueur avec le premier ministre, Lucas Papadémos, et la délégation des chefs de la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international).

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Cette réunion, qui s’est finie dans la nuit, a succédé à celle des dirigeants des trois partis gouvernementaux grecs mercredi soir, qui avaient discuté pendant huit heures avec M. Papadémos pour trouver un terrain d’entente sur les nouvelles mesures de rigueur réclamées par les créanciers du pays, condition sine qua non du déblocage d’un prêt de 130 milliards d’euros, vital pour les finances du pays.

>> Lire l’entretien avec Michel Aglietta : « La première règle d’or est de ne pas réduire précipitamment l’endettement »

La question de la réduction des retraites complémentaires avait été le seul point d’achoppement des discussions mercredi soir entre le premier ministre et les dirigeants des trois partis – le socialiste Georges Papandréou, le conservateurAntonis Samaras et le leader d’extrême droite Georges Karatzaferis.

DETTE PUBLIQUE PAS VIABLE

L’agence de notation Standard and Poor’s avait indiqué mercredi qu’elle n’était pas certaine que la dette publique de la Grèce serait viable, même après avoir été effacée à 70 % par ses créanciers privés. « Sachant que seulement une petite composante de la dette va subir la décote, ce n’est pas sûr qu’elle sera à des niveaux que nous voyons toujours comme viables », a affirmé lors d’une vidéo-conférence pour les investisseurs le directeur des notations d’Etat en Europe,Frank Gill.

La Grèce, actuellement notée « CC », avec perspective « négative », passera par la note « SD » (défaut de paiement sélectif) si la dette est restructurée. Standard and Poor’s attribuera ensuite une nouvelle note après l’émission de nouveaux titres.« Après la restructuration, une fois que les obligations auront été échangées, nous remonterions rapidement la note à un niveau toujours bas, mais qui est plus en adéquation avec notre point de vue sur la question de savoir s’il y a viabilité de la dette en Grèce », a expliqué M. Gill.

« Ce que nous comprenons en tout cas c’est qu’il y aura un effacement de pas moins de 70 % de la dette détenue par les investisseurs privés », a-t-il indiqué.« Mais puisque par exemple les banques grecques détiennent une très grande part de cela, et que le nouveau programme international d’aide à la Grèce devra les refinancer, en d’autres termes combler les fonds propres qu’elles perdront en subissant cette décote, l’allègement de dette réel obtenu à partir d’un effacement de 70 % de la dette détenue par les investisseurs privés n’est pas particulièrement important », a insisté l’analyste.

Par ailleurs, l’agence de la dette grecque a considérablement revu à la baisse son objectif de privatisation. Elle prévoit de lever 19 milliards d’euros d’ici à 2015 via la cession d’actifs publics afin de rembourser sa dette, au lieu des 50 milliards d’euros de privatisations prévus initialement, rapporte jeudi un de ses  responsables.

Lire l’article sur lemonde.fr

Publié par : blooogui | février 9, 2012

Un referendum sur les obligations des chômeurs ?

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Nicolas Sarkozy va proposer un référendum sur les obligations des demandeurs d’emploi, dans une interview à paraître dans le Figaro Magazineoù il livre plusieurs propositions qui s’apparentent à celles d’un futur candidat à la présidentielle, selon une source proche de l’UMP.

Dans cet entretien, le président Sarkozy évoque le recours à un référendum sur les obligations des chômeurs, comme celle de savoir s’ils ont le droit de refuser un emploi ou une formation, a-t-on ajouté de même source.

Le chef de l’Etat évoque également dans cet entretien une future réforme du droit des étrangers. Cette réforme prévoit notamment de confier à un juge administratif les décisions d’expulsions, a-t-on ajouté de même source, en soulignant que le Président s’interrogeait à ce propos sur le recours à un référendum. Cette idée avait déjà été évoquée au printemps 2010 et abandonnée par le chef de l’Etat.

Le chef de l’Etat, qui n’a pas encore déclaré sa candidature à la présidentielle, égrène un certain nombre de propositions, qui s’apparentent à la trame de ce que pourrait être son programme de candidat.

Il insiste, dans cette interview, sur «les valeurs». «Il se placera sur le terrain des valeurs (…), il ne veut pas se mettre à un niveau technique, comme celui du budget», expliquait il y a peu un ministre, en soulignant que Nicolas Sarkozy avait été déçu par les duels télévisés Hollande-Juppé et Fillon-Aubry, très ardus, très techniques.

Un responsable de l’UMP a confié à l’AFP que Nicolas Sarkozy, une fois candidat, aurait une ligne «équilibrée entre l’emploi, la compétitivité et le régalien». «Il parlera valeurs, héritage, modèle de société, civilisation…», a ajouté ce responsable.

Publié par : blooogui | février 9, 2012

Tous fichés

Ce jeudi 20 octobre, le Tribunal administratif se penchera sur le cas du commandant Philippe Pichon, exclu de la police nationale le 20 mars 2009 par arrêté de la ministre de l’époque Michèle Alliot-Marie, pour avoir évoqué plusieurs pratiques illicites en vigueur dans la police. Et en particulier pour avoir osé dénoncer les dysfonctionnements du Système de traitement des infractions constatées (STIC).

Pichon, qui entend bien retrouver tous ses droits, conteste le bienfondé de l’arrêté ministériel. Et la juridiction administrative lui a, dans un premier temps, accordé le bénéfice du doute en ordonnant sa réintégration provisoire ; dans l’attente de cette audience de jeudi, consacrée au fond du dossier.

Outre un essai décapant publié en 2007 chez Flammarion, “Journal d’un flic”, son administration lui reproche surtout d’avoir mené campagne contre ce STIC. Véritable “casier judiciaire bis” truffé d’erreurs et de données obsolètes, et dans lequel un certain nombre de policiers viennent piocher des infos en dehors de tout cadre légal. Le STIC fiche pas moins de 5 millions de suspects et 28 millions de victimes, soit plus de la moitié de la population française.

Après avoir plusieurs fois alerté sa hiérarchie, en vain, sur ces dysfonctionnements, ayant même “évoqué la possibilité de s’en ouvrir à la presse ou dans un cadre universitaire“, Philippe Pichon aurait confié les fiches STIC de Jamel Debbouze et Johnny Halliday à un journaliste qui les lui avait demandées afin d’en démontrer le peu de sérieux – c’était dans la foulée du scandale autour du fichier EDVIGE. Et le site Bakchich.info les publia dans un article intitulé “Tous fichés, même les potes de Nicolas Sarkozy“.

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Traçabilité de l’approximation

Si le STIC se révèle une encyclopédie de l’approximation et de l’erreur policière, cependant, il était déjà interconnecté à un dispositif permettant de tracer l’accès à ses registres. Permettant alors d’identifier pas moins de 610 fonctionnaires ayant interrogé le STIC au sujet de Djamel et 543 au sujet de Johnny. 24 fonctionnaires ayant imprimé la fiche de l’humoriste et 16 celle du chanteur. L’épisode avait entraîné l’ouverture d’une autre procédure, pour violation du secret professionnel, confiée elle à un juge d’instruction.

Qui reçut des explications claires de Philippe Pichon, vite suspecté. Celui-ci expliqua son “geste citoyen” en raison des nombreux dysfonctionnements du STIC, au sujet desquels il avait plusieurs fois alerté sa hiérarchie, en vain. Dans son ordonnance de renvoi, qu’OWNI a pu consulter, le juge écrit d’ailleurs que le fichier :

a été unanimement critiqué et l’est encore notamment par la CNIL qui avait relevé de singulières défaillances et avait émis 11 recommandations (…) Il appartiendra au Tribunal de se prononcer en tant que Juge du fond sur la légalité de l’acte administratif réglementaire ayant présidé à la création du STIC.

Le renvoi de Philippe Pichon devant le Tribunal correctionnel, pour violation du secret professionnel, accès frauduleux à un système automatisé de données et détournement d’informations à caractère personnel, a quant à lui été fixé au 22 mai 1012. C’est là que, par souci de cohérence, les magistrats pourraient se pencher sur la légalité du STIC.

D’ici là, il semble peu probable que le Tribunal administratif prenne le risque, ce jeudi, de confirmer l’expulsion du commandant Pichon. Lequel pourrait bien être traité en héros, au mois de mai, lorsque le débat portera sur le sérieux et la légalité de ce STIC.

Créé en 1994, légalisé en 2001, le STIC a fonctionné en violation de la loi informatique et libertés pendant six ans. Lorsque la CNIL fut enfin autorisée à le contrôler, ses découvertes la conduisirent “à faire procéder dans 25 % des cas à des mises à jour, ou même à la suppression de signalements erronés ou manifestement non justifiés” :

Par exemple, une personne signalée par erreur comme auteur d’un meurtre, ou encore un enfant de 7 ans signalé dans le STIC pour avoir jeté des cailloux sur un véhicule…

En 2008, la CNIL constata un taux record de 83% d’erreurs dans les fiches STIC qu’elle fut amenée à contrôler. Et, au terme d’une enquête approfondie de plus d’un an, la CNIL estima que plus d’un million de personnes, blanchies par la justice, étaient toujours fichées comme suspectes dans le STIC…

Publié par : blooogui | février 9, 2012

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